Quelle part de mon chiffre d'affaires devrait venir de l'email et du SMS
Pour une boutique ecommerce avec des flux automatisés complets, l'email et le SMS combinés représentent généralement entre 20 et 30 % du chiffre d'affaires total. Ce chiffre grimpe au-delà pour une boutique avec une liste large et engagée, et tombe sous les 5 % pour une boutique qui n'a encore construit aucune automatisation, ce qui fait de cette fourchette un repère à nuancer plutôt qu'un objectif universel.
Pour une boutique ecommerce avec des flux automatisés complets, l'email et le SMS combinés représentent généralement entre 20 et 30 % du chiffre d'affaires total.
La phrase à retenir
Ce qui fait varier le chiffre, dans l'ordre d'importance
Trois facteurs expliquent l'essentiel de l'écart entre une boutique à 8 % et une boutique à 35 %, et la taille de la liste n'est pas le premier.
La couverture des flux automatisés pèse le plus lourd. Une boutique qui n'a que le panier abandonné laisse sur la table le post-achat, la relance de navigation et le win-back des clients inactifs, qui captent chacun une part significative de revenu additionnel pour un coût de mise en place ponctuel. Une boutique avec les quatre flux complets récupère mécaniquement plus qu'une boutique qui n'en a qu'un ou deux, à trafic identique.
La taille de la liste par rapport au trafic total compte, mais pas de façon absolue : une liste de 5 000 abonnés très engagés sur une boutique à 15 000 sessions mensuelles pèse plus, en proportion, qu'une liste de 40 000 abonnés dormants sur une boutique à 200 000 sessions.
La santé de la liste est le facteur le plus sous-estimé. Une liste "propre", où la majorité des abonnés ont ouvert ou cliqué dans les 90 derniers jours, génère un revenu par abonné bien supérieur à une liste gonflée d'adresses inactives depuis des années, même si cette seconde liste est numériquement plus grande. Une grande liste mal entretenue ne convertit pas mieux, elle abîme surtout la délivrabilité de toute la boutique.
| Situation | Part typique du CA | Ce qui la limite |
|---|---|---|
| Aucun flux automatisé, campagnes ponctuelles occasionnelles | 2 à 5 % | Pas de capture du revenu à haute intention (panier, post-achat) |
| Flux de base en place (bienvenue, panier) | 10 à 15 % | Post-achat et win-back absents |
| Flux complets, liste de taille moyenne, engagement correct | 20 à 30 % | Volume de trafic entrant, taille de la liste |
| Flux complets, grande liste engagée, SMS actif | 30 % et plus | Rare, demande plusieurs années de programme |
Comment mesurer ce chiffre correctement
Klaviyo et Shopify ne racontent pas la même histoire, et la différence n'est pas une erreur de l'un ou de l'autre. Klaviyo attribue un achat à l'email ou au SMS dès qu'un clic dans un message précède la commande dans une fenêtre de temps donnée (cinq jours pour un clic, un jour pour une simple ouverture selon le réglage). Shopify attribue la vente au dernier canal de référence technique enregistré dans le navigateur, qui peut être une recherche Google faite après l'email si le client a rouvert un nouvel onglet plutôt que de cliquer dedans directement.
Klaviyo affiche presque toujours un chiffre plus élevé que le rapport de sources de trafic de Shopify pour la même période, parfois avec un écart de dix points ou plus. Aucun des deux ne ment, ils comptent des évènements différents. La bonne pratique est de suivre l'évolution du chiffre Klaviyo dans le temps plutôt que de chercher un nombre absolu exact, et de recouper ponctuellement avec Shopify pour repérer un écart anormal, un tracking cassé par exemple.
Exemple concret : une boutique de bijoux fantaisie avec 22 000 sessions mensuelles et une liste de 9 000 abonnés voit Klaviyo attribuer 26 % de son chiffre d'affaires à l'email et au SMS sur les 30 derniers jours. Le rapport de sources de trafic Shopify, sur la même période, situe la part "email direct" à 17 %. L'écart de neuf points correspond en grande partie à des clients qui ont cliqué dans un email de panier abandonné puis recherché la marque sur Google avant de finaliser, un comportement fréquent sur mobile.
Ce chiffre n'est intéressant que rapporté à ce qu'une boutique pourrait atteindre avec sa liste et son trafic actuels, pas comparé en absolu à une autre marque d'un secteur différent. C'est la première chose que Maubourg Studio évalue dans un audit de rétention : la couverture réelle des flux, l'état de la liste, et l'écart entre le chiffre Klaviyo et le potentiel du trafic déjà en place.
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